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  de Ceux des " BOSSU" bourguignons auxquels un hommage est rendu par la France
 
 
 
 
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En savoir un peu plus .....

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Le soldat inconnu

Le 11 novembre, jour de la commémoration de l'armistice de 1918 est progressivement devenu par extension une journée souvenir pour les sacrifices des autres guerres que la Première Guerre mondiale C'est aussi l 'occasion de rendre hommage au soldat inconnu inhumé sous l'arc de triomphe
 
Mais connaît - on vraiment la désignation de ce soldat inconnu !
 
Huit corps de soldats ayant servi sous l'uniforme francçais mais qui n'avaient pu être identifiés ont été exhumés dans les huit régions où s'étaient déroulés les combats les plus meurtriers en Flandre, en Artois, dans la Somme, en Ile-de-France, au Chemin des dames en Champagne à Verdun et en Lorraine
Le 9 novembre 1920 les huit cercueils de chêne ont été transférés à la citadelle de Verdun dans une casemate ou ils ont été plusieurs fois changés de place pour préserver l'anonymat de la provenance de chacun d'eux.
Le 10 novembre les cercueils ont été placés sur deux colonnes de quatre dans une chapelle ardente dont la garde d'honneur fut confiée à une compagnie du 132eme régiment d'infanterie
 
André Maginot ministre des Pensions s'est avancé vers un des jeunes soldats qui assuraient la garde d'honneur Auguste THIN engagé volontaire de la classe 1919 fils d'un combattant disparu pendant la guerre et pupille de la Nation.
Il lui tendit un bouquet d'oeillets blancs et rouges et lui exposa le principe de la désignation: le cercueil sur lequel ce jeune soldat allait déposer ce bouquet, serait transféré à Paris et inhumé sous l'arc de triomphe
"Il me vint une pensée simple: j'appartiens au 6eme corps. En additionnant les chiffres de mon régiment le 132eme, c'est également le chiffre 6 que je retiens. Ma décision est prise ce sera le 6ème cercueil que je rencontrerai".
Partant par la droite Auguste Thin a fait un tour puis il a longé les quatre cercueils de droite, à tourné à gauche est passé devant le 5ème et s'est arrêté devant le 6ème cercueil sur lequel il a déposé son bouquet, et s'est figé au garde à vous.
 
Avant de gagner sa dernière demeure sous l'Arc de triomphe, le cercueil du Soldat inconnu arrivé à la nuit dans la capitale, sera déposé place Denfert Rochereau dans une chapelle ardente. Le lendemain 10 novembre 1920, le cercueil part en direction du Panthéon où le président de la République Monsieur Raymond Pointcarré prononce une allocution.
 
 
Placé sur l'affût d'un canon de 155 il est acheminé vers l'Arc de triomphe. Le cercueil est ensuite déposé dans une chapelle ardente dans le pilier gauche de l'Arc de triomphe gardé nuit et jour par un piquet d'honneur.  Le cercueil du soldat inconnu ne sera finalement inhumé que le 28 janvier 1922 sous l'Arc de triomphe
Par la suite, l'idée de faire brûler une flamme en permanence fut concrétisée le 11 novembre 1923 à 18 heures 00
 
Ce devoir de mémoire symbolisé par le ravivage de la flamme est perpétué par le comité de la flamme selon un cérémonial précis tous les jours à 18 heures 00
source: bulletin " Orphelinat Nationaldes Chemins de Fer de France" - N°303 trimestriel août- septembre- octobre 2016 - 
 
 

 Les mentions

La mention « Mort pour la France »
Créée par la loi du 2 juillet 1915, la mention "Mort pour la France" honore la mémoire des victimes de guerre.
Les dispositions initiales applicables à compter du 2 août 1914 ont été adaptées pour tenir compte des victimes spécifiques aux conflits ultérieurs.
La mention « Mort en déportation »
La loi n° 85-528 du 15 mai 1985 a institué la mention honorifique "Mort en déportation" qui est portée en marge de l'acte de décès de toute personne de nationalité française, ou résidant en France ou sur un territoire antérieurement placé sous la souveraineté, le protectorat ou la tutelle de la France, qui ayant fait l'objet d'un transfert dans une prison ou un camp visé par l'article A. 160 du code y est décédée.
La même mention est portée sur l'acte de décès si la personne a succombé à l'occasion du transfert dans un camp.
 
 
 
Le service militaire
L'armée sous l'ancien régime
Chez les Francs, tout homme libre est soldat par définition.
 
Au moyen âge, dans le cadre du système féodal, tout vassal doit à son suzerain un service militaire de 40 jours par an sous forme d’ost (participation à une opération militaire au service du roi) ou de chevauchée (opération limitée au bénéfice du seigneur). L’armée féodale est discréditée par son indiscipline pendant la guerre de cent ans et est remplacée sous Charles VII (ordonnances de 1439 à 1447) par une armée royale de caractère permanent et de type mercenaire.
 
Sous François Ier, ces compagnies d’ordonnance de quelques milliers de volontaires voient leur nombre passer à environ 50.000 hommes et même à 150.000 sous Louis VIII.
 
Sous Louis IX, on atteint environ 380.000 hommes auxquels on peut ajouter les 70.000 hommes de la marine et environ 120.000 autres soldats correspondant à la Milice Royale, aux milices locales et garde-côtes.
Pour ses Milices royales dont le nombre de volontaires était jugé insuffisant, Louis XIV institua un tirage au sort parmi tous les hommes du royaume âgés de 16 à 45 ans. Tous les ans, on tirait au sort à l’aide de billets blanc ou noir un certain nombre d'individus obligés à servir pendant 5 ans la milice crée par Louvois.
 
On peut considérer ce tirage au sort comme "l'ancêtre" du service militaire institué plus tard.  Ces milices devaient remplacer les troupes régulières dans les villes frontières. Les volontaires étaient recrutés par la Maison du roi et comprenaient les gardes du corps, les mousquetaires et les gendarmes. Le contrat des volontaires, renouvelable, est d'une durée de 6 ans. On pouvait quitter avant la fin des 6 ans en achetant un remplaçant.
 
 
De la Révolution à la Guerre de 1914
Si, en 1789, la conscription est unanimement condamnée par les cahiers de doléances, elle n’est pas prête à disparaître !
 
En 1792, pour faire face à l'invasion étrangère, les chefs jacobins avaient proclamé la patrie en danger et lancé un appel aux volontaires. Ceux-ci, aux côtés des vétérans de l'ancienne armée royale, remportèrent des victoires sans pour autant ramener la paix.
Par décret du 25 août 1793, la Convention procéda à une première forme de conscription par la levée en masse de 300.000 hommes qui fut vivement contesté par le peuple. Plus tard, les anciens conventionnels décident de lancer des guerres de conquêtes pour sortir la France de ses difficultés économiques. Pour y faire face, une loi est proposée par Jean-Baptiste Jourdan, ancien général, commandant victorieux de l'armée de Sambre et Meuse.
 
La Loi "Jourdan" du 19 fructidor an VI  (5 septembre 1798) précise que «  tout Français est soldat et se doit à la défense de la patrie ». Elle est le texte "fondateur" de la conscription et du service militaire moderne. La guerre devient une obligation pour tous les citoyens mâles, sans se préoccuper de leurs motivations ou aptitudes au combats. La Nation exige le prix du sang et démocratise la gloire et la mort! C'est une première dans l'histoire de l'humanité. La guerre n'est plus réservée à des professionnels comme sous l'ancien régime. Cette Loi prévoit que tous les hommes de 21 à 25 ans doivent s'inscrire sur les registres communaux pour faire face à la menace d'une deuxième coalition européenne. Son objectif est de permettre une levée en masse selon les besoins. Cette loi fut encore plus mal acceptée que la levée en masse de 1793 et il y eut de nombreux réfractaires. Elle resta en vigueur pendant une vingtaine d'années, après quelques modifications.
 
La loi de 1802, instaure le remplacement. Elle permet à ceux qui en ont les moyens d'acheter un remplaçant pour leur fils. Cela peut choquer car favorable "aux riches" mais c'était une occasion inespérée pour d'autres de gagner de l'argent.
 
La loi de 1804, quant à elle, rend obligatoire le tirage au sort et réglemente les exemptions. Devant la pression populaire, la conscription est supprimée en 1815 mais sera rétablie trois ans plus tard !
 
La loi du 10 mars 1818, dite loi Gouvion Saint-Cyr, prévoit un contingent une convocation annuelle de 40.000 hommes et modifie les conditions de conscription tout en maintenant le tirage au sort et la possibilité d'acheter un remplaçant.  Pour les engagés volontaires, la durée passe à 6 ans dans les légions départementales et à 8 ans dans les autres corps. Pour les conscrits, la désignation du contingent se fait en fonction de la population des départements et par tirage au sort au chef-lieu de canton en séance publique devant le sous-préfet et des maires du canton. Les inscrits ou leurs représentants habilités doivent prendre un numéro dans une urne. Le tirage s'arrête quand le contingent prévu est atteint. Au terme des 6 ans, soldats et sous-officiers sont versés dans une réserve instruite appelée "vétérance". En 1824, dissolutions des compagnies de vétérance. La réserve désigne la partie non appelée et donc non instruite de chaque classe.
 
En 1829, la durée du service passe de 6 à 8 ans.
 
La loi Soult du 21 mars 1832, vise à parer à la stagnation des engagements, en imposant un service d’une durée de sept ans tout en maintenant le tirage au sort.
 
Partout en France, on s'organise, la Bourgogne n'y échappe pas.
 
- 1832 -
Assurance contre le recrutement (Auxerre 89)
source image : http://www.nithart.com
 
La loi de 1855, supprime le « remplacement ». Celui-ci est remplacé par l'exonération, moyennant une somme de 2800 francs. Pour mémoire, le salaire moyen d'un petit fonctionnaire, à l'époque, était d'environ 700 francs par an! Les sommes collectées étaient versées à une caisse de dotation de l'armée et servaient à financer les retraites militaires et à augmenter les primes d'engagement des volontaires.
 
Favorable aux riches ..... même en Bourgogne
 
- 1855 -
Certificat d'exonérationde service ( Henri BOSSU)
source image : http://www.geneanet.org/archives/actes
 
La loi Niel du Ier février1868, met en place un service d’une durée de 5 ans pour la moitié du contingent par tirage au sort et de 6 mois pour l’autre moitié. Le remplacement est à nouveau autorisé.
 
La loi du 27 juillet 1872, présentée par le marquis de Chasseloup-Laubat, ambitionne de vouloir affirmer le service militaire comme une nécessité sociale qui s’imposerait à notre pays alors même que la défense de notre sol ne le commanderait pas impérativement, car il est un lieu de création de lien social et contribue à l’unité nationale. Cette loi crée une obligation militaire s’étalant sur une période de 20 ans. Le tirage au sort est maintenu. Le remplacement est supprimé mais on peut être dispensé pour diverses raisons dont soutien de famille.
 
La loi Freycinet du 15 juillet 1889, fait progresser le principe de l’universalité de la conscription. Le service est réduit à 3 ans mais il y a désormais des dérogations. Les « dispensés » doivent un service d’un an réduit à 10 mois pour les bacheliers et étudiants. Les exemptés du service actif sont affectés à un service auxiliaire. Le tirage au sort continue et les bénéficiaires ne font qu’un an. Le rôle social du service militaire est important : c’est une initiation à la modernité pour le plus grand nombre issu du monde rural par la découverte de la ville, l’initiation au maniement d’équipements plus sophistiqués que leurs équipements agricoles, la découverte de l’eau courante, aux autres mœurs, coutumes et l’occasion d’apprendre le français pour ceux qui ne parlent qu’un patois ou une langue régionale. C’est un réel facteur de cohésion sociale qui sera renforcé par la loi suivante.
 
La loi du 21 mars 1905 (loi Jourdan-Delbel), met fin au tirage au sort et impose un service militaire personnel et obligatoire pour tous d’une durée de 2 ans. Toute dispense est exclue. Un sursis est possible dans certains cas. C’est une loi qui marque l’origine du service national encore en vigueur sous la Vème République.
 
 
De la Guerre de 1914 à nos jours
Le 7 août 1913, la durée du service est augmentée à 3 ans pour faire face aux classes allemandes beaucoup plus nombreuses que les françaises. L’armée Impériale disposait de 850.000 hommes contre seulement 540.000 en France.
 
En 1914, mobilisation générale de 760.000 hommes. Entre 1914 et 1918, 8 millions d’hommes de 18 à 45 ans sont mobilisés, représentant 20% de la population française, créant un énorme casse-tête pour l’économie du pays.
 
Le 23 avril 1923, la loi fixe le principe des exemptions, dispenses et disponibilités et abaisse la durée du service à 18 mois. Il sera réduit à 12 mois en 1928.
 
En 1939, la mobilisation porte les effectifs de l’armée de terre à 4 millions d’hommes. Après l’armistice, une forme de service militaire est maintenue. Les accords de l’armistice du 22 juin 1940 stipulent que les armées françaises doivent être désarmées et démobilisées à l’exception de 100.000 hommes nécessaires au maintien de l’ordre intérieur. Ceci signifie la suppression du service militaire, mais …..le gouvernement de Vichy crée les chantiers de jeunesse faisant office de service militaire, dès janvier 1941. Dès l’âge de 20 ans les jeunes sont appelés par classe pour faire un « stage » de 8/9 mois sur les chantiers de jeunesse où alternent travaux forestiers (fabrication de charbon de bois), exercices physiques et cours sur l’ordre social. Ceci avait un double but : endoctriner les jeunes sur les idéaux de la révolution nationale et maintenir un recrutement en zone sud en dépit de l’armistice, pour faire face à une éventuelle reprise de la guerre. Méfiants, les Allemands soumettent les jeunes au S.T.O. (Service du Travail Obligatoire) dès 1943 et dissolvent le mouvement en 1944….
 
Le 17 août 1945 : le droit de vote est accordé aux officiers. L’armée ne peut plus être appelée « la grande muette » !
 
En 1946, la durée du service est fixée à 12 mois.
 
La loi du 30 novembre 1950 fixe le service militaire à 18 mois et prévoit l’institution de tests divers pendant la période des « 3 jours ». Le maintien sous les drapeaux est prolongé pendant la guerre d’Algérie jusqu’à 30 mois. On reviendra à 18 mois après la fin des opérations en Algérie.
 
Par l'ordonnance du 7 janvier 1959, le service militaire devient « service national »sous deux formes : a) service militaire et b) service défense. A partir de cette date, de nouvelles formes de service vont se mettre en place et la durée réduite progressivement à 10 mois en 1992.
 
La loi du 9 juillet 1965, instaure le service national actif de 16 mois en remplacement du service militaire. L’appelé peut effectuer son service dans l’armée, la coopération ou opter pour l’aide technique.
 
La loi Debré du 10 juillet 1970 réduit la durée du service à 12 mois.
 
Le 10 juin 1971, le terme « militaire » est remplacé par « national ». Le service s'étend jusqu'à l'âge de 35 ans. Le service national est là pour répondre à toutes formes d’agressions contre la sécurité, l’intégrité du territoire et la vie des populations.
 
Le 4 janvier 1992, on passe à 10 mois pour le service actif, 16 mois pour la coopération, et 20 mois pour les objecteurs de conscience. Le report est autorisé entre 18 et 27 ans dans certains cas.
 
En 1996, le vote sur la réforme du service national met en place un rendez-vous citoyen de 6 jours à partir de 2002, étendu aux filles en 2003. Engagement volontaire pour un service national de 9 à 24 mois qui peut être effectué dans la défense, la solidarité, la coopération internationale ou humanitaire.
 
Le 8 novembre 1997, la loi 97-1019 du 28 octobre 1997 est promulguée. Elle porte sur la réforme du service national, c’estle début de la professionnalisation.
 
3 octobre 1998, ce sont les journées d’appel de préparation à la défense « APD » qui sont mises en place.
 
1999 : recensement des jeunes filles et garçons à l’âge de 16 ans.
 
27 juin 2001, le communiqué commun de la Présidence de la République et de l'Hôtel Matignon, annonce la fin immédiate  des incorporations, la suspension (et non la suppression) du service militaire, la professionnalisation des armées, la réduction des effectifs pour diminuer les coûts, la restructuration des industries de défense et la création d’une force de projection européenne musclée destinée à devenir le pilier d’une force européenne au sein de l’OTAN.
Les derniers appelés fêteront « la quille » en 2002.
Le premier janvier 2003 : suspension effective (et non suppression) de l’appel sous les drapeaux. Reste l’armée de métier, donc le volontariat …
Source : larges extraits de : http://www.nithart.com
 
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