La guerre
 
 
 
Jean Baptiste BOUSSU
(1761 -1794)
 
1793 - Signature de Jean Baptiste BOUSSU
 
 
 
Jean Baptiste BOUSSU (1761 – 1793) est né le 7 janvier 1761 à Vignolles. Il est le fils de Jean Baptiste BOUSSU (1731 – 1806) âgé de 29 ans futur maire de Vignoles, et de Marguerite FRAPILLON (1734 – 1804), âgée de 26 ans
La famille de Jean Baptiste a toujours appartenu au milieu aisé de son village : sa branche paternelle compte plusieurs marchands et notables de même que dans sa branche maternelle.
Jean Baptiste BOUSSU est mort pour la République le 23 vendémiaire an III (14 octobre 1794)
 
Le fils du maire  et le trésor
Bien sûr, la révolution de 1789 est bien passée par Vignolles et le marquis Marc Antoine Claude de Pradier d’Agrain flanqué de sa famille a quitté les terres et la Seigneurie du Pasquier pour s'enfuir vers la Suisse.
Ce départ, survenu en pleine mutation du système féodal vers la démocratie, est à l'origine d'une histoire de « trésor » découvert à Vignolles, et qui place sur le devant de la scène le fils de maire.
 
Le 13 décembre 1793, Jean Baptiste est sollicité par son père et par Jean Baptiste Raphaël Terrion, (le prêtre-secrétaire- recteur d’école de Vignolles) pour une mission pour le moins surprenante. Ce jour là, à quatre heures du soir, le maître d’école annonce au maire «que quatre de ses écoliers ont découvert un trésor enfoui dans la part de terre qui est en face de la partie septentrionale du ci-devant château du Pasqier. En effet, ils ont découvert des planches qui leurs ont paru figure de petit coffre »… 
Le maire et le recteur se sont «….  levés sur le champ, nous nous sommes munis du signe de la République et nous avons invité le citoyen Jean Baptiste BOUSSU fils adjudent auquel il a été recommandé d’assembler une garde nationale suffisante pour surveiller l’opération ….. » 
La fouille des endroits suspects dura deux heures aux feux de deux lanternes avec beaucoup d’ordre et d’activité. Le dépôt a été mis sous la responsabilité de la garde toute entière, dans la chapelle du château dont la porte a été fermée à clefs.
 
De quel trésor s’agissait-il ?
La garde toute entière est mobilisée pour :
« des effets (qui) consistaient en couverture de chiffon, quelques brins de toile, quelques mauvaise batterie de cuisine et autres choses analogues, le tout de très peu de valeur »……
 
Qu’ est-il advenu de ce trésor?
Le 10 janvier 1794 – 20 nivôse an II, une enchère publique composée des arbres du château arrachés par les Beaunois, d’un peuplier, d’un platane en mauvais état et des effets de la découverte du trésor est remportée par Claude TISSIER.
source : « VIGNOLLES son historial » par Hubert Vuittenez
 
 
Soldat de l'an II
En Juillet 1792 le gouvernement de la République a déclaré la « Patrie en danger ». Le général prussien BRUNSWICK à la tête de ses troupes menace de brûler Paris si Louis XVI n'est pas réinstallé sur son trône royal. Le gouvernement sollicite l'engagement des volontaires. La victoire de Valmy (20 septembre 1792) écarte le danger. Le 21 janvier 1793 Louis XVI est exécuté
 
En février 1793, sous l’impulsion du premier ministre anglais  William Pitt,  toute l'Europe attaque la France et cette démocratie qui vient d'exécuter un roi, ce qui menace d'ébranler tous les pouvoirs royalistes. L'Angleterre, la Hollande, l'Autriche, la Prusse, l'Espagne, le Portugal, la Sardaigne, Naples et l'immense Russie s'allient contre la France: toutes leurs armées sont à nos frontières, toutes leurs marines bloquent nos ports. La Bretagne et la Vendée font alliance avec l'Angleterre qui occupe Toulon. Lyon, Nantes, Mâcon et bien d'autres villes se déclarent royalistes et forment des milices pour combattre l'armée révolutionnaire.
 
En août 1793, le Gouvernement déclare « La levée en masse » de tous les citoyens de 15 à 35 ans capables de porter les armes.
Les engagés volontaires de février 1793 et les enrôlés du mois d'août forment les troupes de soldats de l'an II de la République (1791-1793).

 
Enrôlé de l’an II
En septembre 1793, Jean-Baptiste BOUSSU, le maire, réunit la commission d'incorporation. Onze soldats sont désignés par le Conseil Général de la commune comme devant remplir leurs obligations militaires
Jean Baptiste BOUSSU (1761 – 1794) part pour les armées, qui l'affecte à la 1ere compagnie où il est adjudent.
 
Jean Baptiste BOUSSU est mort pour la République, le 23 vendémiaire an III à l'âge de 33 ans, à Aix-en-Provence (13) à l’Hôpital militaire N°1.
Etat civil de Vignolles
Décès
Copie de l'acte de décès de Jean-Baptiste BOUSSU fils de Jean-Baptiste BOUSSU maire de Vignolles, mort à l'hôpital militaire n°1 d'Aix, âgé de trente quatre ans
Département des  Bouches du Rhône.
Commune d'Aix
Aujourd'hui vingt trois vendémiaire l'an trois de la République française une et indivisible, à deux heures du soir, moi, officier publique soussigné, savoir je sais que le jour d'hier à deux heures du soir, sont comparus en la maison commune les citoyens Jean Roch Tesnier directeur de l'hopital militaire n° 1 de cette commune, âgé de trente trois ans et Joseph Pierre Bertrand, commis audit hôpital âgé de trente huit ans, lesquels m'on déclaré que Jean Baptiste BOUSSU volontaire au front Bataillon de la Côte d'Or, Compagnie n° 1 natif de Vignolles district de Beaune département de la Côte d'Or, entré à l'hôpital le douze du courant venait d'y décéder. D'après cette déclaration je me suis porté audit hôpital pour m'assurer dudit décès et après que le délégué par le commis a assisté à son inhumation faite aujourd'hui à deux heures du soir, 'j'ai  rédigé le présent acte que j'ay signé avec les déclarants.  Signé : Bertrand Tesnier, et B.... commissionné (?) à Aix le huit floréal l'an trois de la république française une et indivisible.
Signé : Canole officier public.
Nous Président de la commission municipale de la commune d'Aix certifions que le citoyen Canole est officier public de cette commune et que foy doit être ajouté à sa signature.
Fait à Aix en la maison commune le huit floréal l'an trois de la République française une et indivisible.
Signé : Majolles en absence du président et Ney secrétaire Greffier.
Je soussginé, officier public de la commune de Vignolles ai transcrit le mot à mot le présent extrait inséré dans la lettre du citoyen Canote officier public de la commune d'Aix, département des bouches du Rhône en date du quinze floréal dernier.
Fait en la maison commune de Vignolles le huit prairial de l'an trois de la République française une et indivisible.
Signé : Terrion, officiel public
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